Cellulopack crée la première barquette alimentaire biodégradable


Et si les hôpitaux, prisons, maisons de retraite, laissaient choir le plastique pour des barquettes alimentaires 100% compostables ? Une première mondiale lancée par Cellulopack dans le Tarn-et-Garonne.

 

ed14cdf465fd903216fffb3e19a1c2c4

 

Les contraintes de recyclage des emballages plastiques ont été un moteur pour l’innovation lancée par Cellulopack. Créee en 2013, l’entreprise s’est appuyée sur l’expérience de deux des trois associés, Jean-Paul Mari et Jean-Yves Chomel, comme le raconte le gérant Olivier Mas. « Le constat de mes associés qui travaillaient dans l’industrie de l’emballage, était que les clients des barquettes alimentaires en plastique se trouvent face à plusieurs dilemmes : soit ils jettent les barquettes et les aliments, et créent une montagne de déchets. Ou alors ils lavent la barquette pour la recycler, ce qui a un coût, demande du temps, et du travail supplémentaire. Ou bien ils font appel à l’industriel qui leur a livré la barquette pour la récupérer et se charger du recyclage. » Ces contraintes sont doublées d’une législation exigeante pour les consommateurs de barquettes, en l’occurrence les cuisines centrales externalisées, les collectivités, les hôpitaux, les prisons, maisons de retraite…. La loi les oblige désormais à valoriser leurs déchets.

« Le plastique, c’est pratique, mais pas écologique »

barquettes_cellulopack_2-a6cfc

 

Ainsi est née dans le Tarn-et-Garonne la barquette gastronorme écologique. Elle répond à la fois au cahier des charges d’un contenant alimentaire, que l’on peut chauffer, qui est étanche, transportable. Et compostable.

Elle sera le produit phare de Cellulopack, entreprise soutenue par la BPI lors de son lancement à hauteur de 30 000 euros. L’innovation se niche dans sa matière. Olivier Mas détaille : « Le plastique, c’est pratique mais pas écologique. La barquette de Cellulopack est réalisée à partir de fibre de bois vierge, puis moulée. Et le film qui la recouvre est lui-même compostable. Notre innovation c’est l’association de cette pâte vierge à un film « compostable » qui permet une parfaite résistance à la chaleur et aux pénétrations d’eau et de graisse. Si le prix d’achat est supérieur au plastique, le client s’y retrouve dès l’instant où il intègre les questions de recyclage qui ont un coût. » Cette réalisation est une première mondiale.

cellulo1-5964a

 

Cellulopack a d’ores et déjà pénétré le marché avec ses porte-gobelets en cartons et papiers recyclés. Une idée venue tout droit d’Afrique du Sud. « Là-bas, le porte-gobelet est très développé. Nous avons ramené le concept et les machines pour le fabriquer. Nous vendons à 95% à l’export, en Angleterre, en Allemagne, en Irlande… Ce projet nous a permis de travailler sur le développement de la matière recyclée. Dans une démarche d’économie circulaire, puisque c’est notre voisin, une usine qui fabrique des cornières en carton, qui nous fournit ses chutes. »

Entre porte-gobelets et barquettes alimentaires recyclables, biodégradables et compostables, la production de Cellulopack doit prendre de l’ampleur. Les premières barquettes verront le jour durant l’été 2014. Elles prendront leur essor commercial en 2015, soutenues par la deuxième phase d’investissement qui permettra à Cellulopack d’acheter de nouvelles machines. Et de proposer à la région Midi-Pyrénées de bénéficier, en avant-première mondiale, des barquettes alimentaires 100% compostables. Avant de se lancer à l’assaut d’un marché de 15 milliards de barquettes par an.
Virginie Mailles Viard
Sur la photo, Olivier Mas, gérant de Cellulopack

Source : Touléco-Green.fr